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6 articles avec guerisseur blesse

Questions de coeur: utilisées dans la consultation chamanique

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Questions de coeur: utilisées dans la consultation chamanique

C. Michael Smith, Ph.D. 2009 ©

Ce sont des questions hautement ciblées et structurantes qui aident à clarifier ce que le coeur veut vraiment dans une situation de vie, un problème ou une occasion. Elles sont également utilisées pour aller au coeur ou au centre d'un problème ou d’une question de vie. Elles sont essentielles dans le conseil et le coaching chamanique.

Qu'est-ce qui m'amène à la vie? Quel est le point crucial de sa vitalité pour moi?

Quel genre de vie est-ce que je veux, de toute façon?

Qu’est-ce qui semble se trouver à travers son chemin? (Souvent il y a plusieurs choses).

Que peut-on faire pour enlever ce qui se trouve à travers le chemin afin que je puisse aller de l'avant avec des vraies mesures d’actions et réaliser la vision que j'ai pour ma vie?

Ces questions nous emmènent au coeur de toute vie et peuvent nous aider à avoir une vision, une grande image de notre vie mais nous pouvons aussi poser le même genre de questions au sujet de toute situation qui se présente, si petite semble-t-elle être en comparaison des questions qui concernent la direction et le but de la vie.

Dans ces situations concrètes nous pouvons aussi demander :

Qu'est-ce que je veux le plus profondément dans cette situation?

Qu'est-ce que cette partie ou ce lieu en moi désire ou nécessite vraiment ?

Qu'est-ce qui se trouve en travers du chemin?

Qu'est-ce qui pourrait m'aider à aller de l'avant?

Ces questions nous emmènent au coeur de notre vie dans toute situation, à chaque instant; de jour en jour.  Elles impliquent un mode de vie venant du coeur, avec le mental comme son partenaire et serviteur, mais pas son dirigeant. 

Le coeur est notre coeur/noyeau de vitalité, notre origine intérieure et source. Le mot core signifie coeur [Cor latin, français Coeur, à partir duquel nous obtenons le mot courage, espagnol Corazon].

On appelle ces questions « questions de coeur » car, lorsque elles sont combinées avec le sens corporel, ou la sensation incorporée ou l'intuition, elles nous emmènent au coeur, elles demandent les conseils et la guidance du coeur, elles l'invitent à nous parler et nous montrer son intelligence, ses buts, sa volonté, son sens profondément honnête et frais des choses.

Copyright : C. Michael Smith Ph.D. ShamanicAR@aol.com (269) 687-9364 (C) Copyright 2009

Traduction Eva Morales

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Eagle Heart Bob : comment ne pas s'aimer soi-même

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Géronimo ...

Géronimo ...

C. Michael Smith, Ph.D. 2009 ©

FIRE TALKING – discussion autour du feu CHAPITRE PREMIER

C’est un soir d’hiver d’un froid glacial, la neige scintille dans la lueur de la lune. Dans la “longhouse” (hutte allongée) sont réunis autour des 60 indigènes d’amérique, des hommes, des femmes et des enfants. Ce sont pour la plupart des Ojibway et métis‐Cherokee. Il y a là un foyer allongé du feu sacré et à l’une de ses extrémités est planté un poteau auquel sont accrochés des tambours de différentes tailles. L’odeur du cèdre et de la sauge est dense.

Cette « Longhouse » est une ancienne cérémonie offrant plusieurs fonctions : la prière, la cérémonie, la communauté, et la guérison. Ce soir elle offre spécialement des paroles de guérison autour d’un feu sacré. Comme pour la plupart de ces rassemblements, il y a une hutte de sudation suivie d’un festin. Ce soir il s’agit d’une hutte de sudation pour femmes et les hommes prépareront le festin qui suit.

La pipe sacrée a fait le tour de l’assemblée et c’est au tour du bâton de parole. Il y a eu un accident tragique récent où deux membres de la communauté ont succombé. Il y a eu des grands épanchements de chagrin durant les quelques heures précédentes. En ce moment le bâton de parole arrive dans les mains de Sue, une jeune femme dans la vingtaine. Elle parle de sa tentative de suicide récente. Elle regarde Eagle Heart Bob (Bob coeur d’aigle). Il est un homme médecine hautement respecté, qui est assis sur sa motte de foin à l’extrémité ouest, drapé dans une couverture Pendleton. A côté de lui un grand bâton sur lequel trône une tête d’aigle. Il écoute silencieusement alors qu’elle parle de son coeur brisé.

Elle dit que son petit ami était « fou et violent » et qu’il l’a finalement quittée pour une autre femme. Elle dit qu’elle a pris une overdose et a été hospitalisée pendant 6 mois. Elle va mieux, mais se débat toujours avec des idées suicidaires. Elle regarde en direction de Eagle Heart tandis qu’elle parle. Il se lève et se saisit d’un grand morceau de bois avec sa main gauche. Le tenant par le bout qui ne brûle pas il le repositionne dans le feu, y ajoute un peu de mixture de tabac et de cèdre. Sue contemple silencieusement le feu. Il la questionne sur ses relations dans le passé avec d’autres hommes et elle révèle qu’elle a eu 4 relations, à chaque fois son homme l’a quitté «je suis toujours larguée». Elle commence à pleurer, « tout ce que j’ai toujours désiré c’est d’être vraiment aimée ».

Eagle Heart se baisse près du feu et se tait pendant un instant, frottant quelque poussière de ses mains. Normalement il est un homme de peu de paroles mais quand il parle, ses paroles ont du poids. Chacun écoute attentivement quand il parle. Probablement que c’est à cause de la clarté et sagesse de coeur d’Eagle Heart, qui sont reflétées dans son nom. Maintenant il regarde dans les yeux de Sue « tu demandes aux autres ce que tu ne peux pas te donner à toi‐même » Ses yeux se remplissent de larmes à nouveau et elle dit «comment s’aimer soi-même ? je ne veux pas être égoïste. Ne suis‐je pas supposée aimer les autres ? ». « Je ne parle pas d’amour égoïste, je parle d’amour propre » dit‐il « sur le chemin du coeur tu dois commencer par là. Si tu ne t’aimes pas toi‐même en premier tu n’es pas sur le chemin du coeur. Cela voudrait dire que tu aimes tous les autres faussement d’une certaine manière. Si tu t’aimes vraiment, ton coeur va s’ouvrir pour embrasser toutes tes relations. Donc ce n’est pas égoïste. Si tu ne t’aimes pas Toi‐même, alors tu vas toujours être dans le besoin et vouloir quelque chose des autres. C’est ainsi que tu deviendras égoïste, préoccupée de toi-même, ils vont sentir ton besoin ».

« Je n’ai pas d’idée comment m’aimer moi‐même. Pas d’idée ! » dit Sue. « Je pense que tu sais mais que tu ne l’appliques pas ». Puis il met une bûche dans le feu et y ajoute du tabac. « Pense à comment un parent aime un enfant. Je ne parle pas juste de sentir une affection pleine de tendresse. Je parle de l’amour empreint d’une vraie attention et de soins pour cet enfant. Tu vas l’aimer si tu l’encourages, si tu lui donnes de l’espace afin qu’il montre sa vraie nature et se découvre lui‐même. Tu vas l’aimer si tu le protèges de se faire du mal. Tu l’aimes quand tu le respectes et tu passes du temps de qualité seul avec lui. Tu l’aimes quand tu lui apprends à trouver son propre centre de direction dans le coeur. Tu l’aimes quand tu lui enseignes des bons principes de sagesse à partir de laquelle il vivra, y compris comment respecter les autres humains et autres créatures de Mère Terre. Tu aimes cet enfant quand tu tends la main en des temps difficiles. Tu aimes son unique individualité avec honneur et loyauté. Tu as demandé aux hommes de te donner ces choses‐là mais cette stratégie est vouée à l’échec parce que au plus profond de toi tu seras toujours dans le besoin d’amour. Pourquoi ? Parce que tu ne t’aimes pas toi‐même. Si tu veux retourner cette situation pense à toi en tant qu’enfant qui a besoin de vrai amour, de vraie attention et soutien » « Ceci paraît tellement impossible » disait Sue. « Ok, alors voilà ce que je te dis. Pense à comment te haïr. Ça devrait être plus facile. Laisse-moi te donner quelques filons en te disant comment maîtriser la haine de soi ». Sue le regarde avec surprise dans ses yeux mais Eagle Heart a capté son attention.

« Pour maîtriser la haine de soi tu dois t’engager totalement dans la pratique régulière de te déshonorer. N’écoute jamais ton coeur, si tu le fais, ne le prends pas au sérieux. Déshonore tes instincts, tes pressentiments, ton intuition sur certaines choses et ne leur fais jamais confiance. Ne reconnais pas ou ne donne pas de voix à ta vérité. Ne prends pas la responsabilité de ta vie, ni pour ta souffrance ou la joie qui se présente. Sois un champion dans la position de victime. Ne vois que les limitations ainsi tu peux te sentir en désespoir que rien ne peut changer, que tu es enfoncé dans ce qui t’es arrivé. Trouve d’autres victimes avec lesquelles sympathiser, ainsi vous pouvez vous renforcer mutuellement dans votre impuissance »

Eagle Heart se redresse et jette en arrière ses longs cheveux noirs parsemés de mèches argentées, dépoussière ses bottes cowboys de quelque brins de foin et retourne s’asseoir sur le sol. « Cultive des pensées effrayantes aussi souvent que tu le peux, et laisse la peur t’empêcher à faire ce que tu veux vraiment. N’avance pas malgré la peur mais congèle toi comme un bloc de glace ». Il tire sa couverture autour de ses épaules comme s’il avait froid et pour se protéger. «Maintiens ton coeur verrouillé. Crois qu’ils vont venir te chercher. Au fait si tu devais avoir une inspiration que tu vas faire quelque chose de beau ou de bien assures‐toi que tu vas trouver quelqu’un qui va l’abaisser avec ses critiques. Par dessus tout, ne sois jamais sûre de toi, et ne te protège pas toi‐même ou quelque soit la chose qui est importante à tes yeux. Quand tu es au bout du rouleau et si tu as des défis difficiles ne te sois d’aucun soutien. Ne t’encourage pas toi‐même.»

Eagle Heart s’arrête un moment et reste assis dans le silence en contemplant le feu. Peut-être qu’il voit des images sur l’écran mental dans le feu. Peut‐être qu’il attend les prochaines paroles à venir. Comme pour trouver les prochaines paroles il se relève et marche lentement autour du feu, et réajuste la couverture autour de ses épaules.

Il tourne autour du feu jusqu’à en avoir fait un tour complet puis s’arrête en face de Sue. Debout en face d’elle il regarde profondément dans ses yeux et dit « tout ceci va te garder confortablement enveloppé dans un cocon douillet d’une vie basée sur la peur. Joue la avec sécurité. Ne regarde jamais à l’intérieur de toi pour voir la vérité qu’il y a dedans. Ne perds pas de temps à faire un travail intérieur ou à avoir un but. Garde toi de faire une quête de vision avec la croyance que tu n’as rien d’important à donner dans la vie. Si tu devais avoir un vrai rêve ou un flash d’inspiration qui surgit, soit sûre de le critiquer et d’avoir peur de le manifester.

La maîtrise de la haine de soi demande que tu pratiques continuellement ton travail de vivre sans amour. Donc pour maîtriser la haine de soi, deviens une championne à réprimer ton unique individualité. Calque la direction de ta vie sur celle des autres. Cherche toute chose qui va te réprimer. Copie tes amis et voisins. Essaye d’être comme les gens autour de toi. Pense comme eux, sens comme eux, désire ce qu’ils désirent et achète ce qu’ils achètent. De cette façon tu deviendras lisse et polie comme une pierre sans couleur que personne, y compris toi‐même, ne prendra au sérieux. Alors quelqu’un pourra se présenter et te prendra comme une pierre sur la plage et te balancera dans l’eau pour son propre amusement ».

Puis Eagle Heart se tait à nouveau, tourne autour du feu silencieusement en regardant le sol et s’assied sur sa balle de foin. Il pose sa main gauche sur son bâton d’aigle : « n’utilise pas le chemin rouge pour te soutenir. Ce chemin hors le temps, honorant la terre est pour ceux qui veulent s’aimer. Donc oublie tes cérémonies sacrées. N’applique pas ta spiritualité à toi-même ou à tes blessures. N’utilise pas la sagesse durement acquise par tes ancêtres pour te soutenir. Tout ceci va gentiment t’amener dans le domaine d’un désir de suicide. Si ce n’est pas là que tu veux être, et si tu veux vraiment changer les choses, alors je te conseille de prendre quelque temps et de considérer mes paroles, dites lors de cette pleine lune. Tu trouveras la réponse à ta question dans ce que j’ai dit, mais je ne vais pas te donner à manger à la cuillère. Tu dois être responsable de toi‐même. Mais lors de la prochaine pleine lune, si tu as fait ceci et si tu désires une discussion privée autour du feu avec moi, demande le moi. Mais pas avant ».

Sue est assise dans le silence, toujours larmoyante mais elle fait oui de la tête lentement. Puis elle passe le bâton de parole à la personne à sa gauche.

Copyright : C. Michael Smith Ph.D. (aka MIKKAL) ShamanicAR@aol.com (269) 687-9364 (C) Copyright 2010

Traduction Eva Morales

Publié dans Guérisseur blessé

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L'histoire de la chenille et de la fosse à serpents

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L'histoire de la chenille et de la fosse à serpents

C. Michael Smith, Ph.D. 2009 ©

L’histoire de la chenille et de la fosse serpents

La plupart des matins à Crows Nest il fait beau. Après mon réveil je sors et j’ajoute une buche au feu sacré. J’aime l’odeur de la fumée du cerisier sauvage. J’offre des prières du matin, je remercie pour ma vie, et je demande la bénédiction de ma journée. Après avoir fait cuire mon café je me centre et je regarde comment j’aimerais créer ma journée.  Normalement je réserve rigoureusement du temps pour moi et pour les choses qui apportent de la joie et de la satisfaction dans la vie, avant de m’adonner aux tâches et responsabilités de l’apres‐midi et de la soirée. Lors d’un de ces matins particuliers, je savourais d’être assis sur la véranda de ma cabane des invités avec mon ordinateur portable entrain d’écrire.

Mais ce jour‐là les choses étaient bien différentes. D’abord j’ai été distrait par un ouvrier frappant à ma porte –puis le téléphone a sonné, puis sonna à nouveau puis le reste de la matinée s’est déroulée avec une série d’nterruptions inattendues et atypiques. Il m’ afallu environ 2 heures jusqu’à pouvoir prendre ma tasse de café et me rendre avec mon ordinateur vers la cabine pour écrire.

La Chenille

Finalement j’étais libéré des distractions. Il y a eu tellement de choses qui se sont mises à travers ce moment. J’étais assis sur ma chaise d’écrivain sur la véranda et scrutais la forêt pendant un moment, regardant la cime des arbres ondulant dans le vent. Je pris une respiration profonde et mon regard se porta sur mon ordinateur et là se trouvait un chenille couleur citron vert – elle aussi, se trouvait à travers de mon chemin…

Je me trouvais en face d’un choix. Que faire ? la balayer de la main et la laisser se débrouiller sur les planches du sol de la véranda où elle pourrait être blessée ou pire ? Ou est‐ce que j’appuie sur le bouton pause de mon clavier et je dis « salut » au petit gars, me saisis de son corps doux et vulnérable avec soin et le pose respectueusement sur une feuille en dehors afin qu’l puisse continuer son chemin de vie ? Dans mes os je savais que je faisais le bon choix. Je l’ai sorti et j’ai béni son chemin. Cet acte m’a fait sourire et était, étonnamment, un acte de recentrage pour moi. Je me suis senti plus connecté à la Terre, le coeur plus ouvert et à une meilleure place pour commencer à écrire. La « justesse » de ma décision vient du système de validation de mon chemin centré sur le coeur et honorant la terre : de voir que chaque vie est sacrée et de montrer du respect même pour les plus petites des créatures.  Mais cela a pris beaucoup de temps pour moi de développer la cohérence à vénérer toute forme de vie –même celle qui se met parfois au travers du chemin. Cette chenille a autant le droit à sa vie et sa destinée que moi ! Mais toujours et encore je me rétracte quand je pense à tous les endroits ou je risque de ne pas être cohérent en étant dans l’amour et dans le respect. Il s’git d’un chemin continu d’apprentissage et d’amélioration.

Au cours de ma vie j’ai appris progressivement que de marcher un chemin centré sur le coeur et honorant la terre était beau, profondément satisfaisant et très bénéfique pour la terre. Ceci n’est cependant pas facile quand on a été élevé dans un monde qui est irrespectueux envers d’autres formes de vie.  En tant que jeunes enfants nous étions jadis le coeur ouvert et instinctivement en accord avec un monde vivant, voluptueux et enchanté.  La terre et toutes ses créatures ont une âme. Nous savons que cela est vrai quand nous sommes jeunes enfants. Jusqu’à ce que nous soyons programmés par les parents et la culture. Je me rappelle qu’en tant qu’nfant j’ai grandi au bord de la forêt de Devonshire en Indianapolis. Depuis ma chambre j’vaais une fenêtre à double vue sur la forêt et j’aimais regarder par les fenêtres chaque fois que j’étais dans ma chambre.  La plupart des matins en été j’étais debout au lever du soleil et je sortais dans la forêt pour jouer. Toute chose était tellement vivante et enchantée. Me mère, elle‐même en partie Cherokee avait un profond amour pours toutes les verdures. Elle aimait les jardins, faire pousser des fleurs et elle aimait regarder les arbres. Elle comprenait mes escapades toute la journée dans la forêt, parfois en se faisant du souci quand je n’étais pas rentré pour souper et parfois me grondant parce que je n’étais pas rentré pour le déjeuner. Mais elle comprenait bien mon besoin de jouer et d’xeplorer la forêt et était bien tolérante pour mes longues heures que j’y passais.

La fosse à serpents

Un jour, je devais avoir environ huit ans, ma mère travaillait dans le jardin à l’arrière et y découvrit une fosse à serpents, des couleuvres inoffensives, il y en avait peut‐être une demie douzaine. Elle était dégoûtée et a demandé à mon père de venir l’ider à s’en débarrasser. Elle voulait que les serpents soient amenés à la forêt. Mais mon père a saisi une pelle et a coupé les serpents en pièces –puis il nous a appelés pour nous montrer qu’il avait résolu le problème des serpents.  J’étais choqué et horrifié quand j’ai vu tous ces morceaux sanguinolents de corps de serpents empilés sur sa pelle comme un tas de saucisses. Il a souri en montrant sa fameuse fente entre ses dents de devant, un sourire de fierté pour son accomplissement courageux.  Il n’était pas préparé à notre réaction. Ma tête a instantanément été saisie de vertiges, j’avais mal au ventre, et suis parti en courant dans la forêt. Je ne pouvais pas croire en sa violence. Ma mère aussi a été horrifiée par sa violence insensée et lui criait dessus en pleurant. Mais le dommage était fait. L’miage s’est gravé profondément dans mon imagination où elle vit toujours, des dizaines d’années plus tard.

Je ne le savais pas à l’époque mais l’acte de violence de mon père m’a profondément affecté.  J’étais tellement horrifié par son acte que j’ai capté le mal et il est entré en moi. Quel mal ? Le message que quand une petite créature se met en travers du chemin ou du plan d’un humain, ou s’il dérange sa zone de confort, sa vie n’a pas de valeur et on peut en disposer même avec la violence.  Il n’ apas fallu longtemps avant que les signes de ce mal fassent surface dans mon comportement. J’arrachais les ailes des mouches, les jambes des sauterelles, pour le plaisir –sadiquement. Je haie de l’admettre mais c’est la vérité, une vérité partagée par des millions de jeunes garçons dans la culture moderne. Nous ne sommes pas nés ainsi, nous avons été éduqués à être ainsi !

En regardant en arrière sur tout cela aujourd’uhi, en tant que psychologue chevronné, je sais qu’une des façons les plus courantes de gérer un traumatisme de violence et d’essayer de surmonter le chaos des émotions est pour la victime de devenir comme l’agresseur ou le persécuteur. Je suis devenu essentiellement comme mon père, ce jour‐là, m’dentifiant inconsciemment à la peur et la rage subséquente contre les petites créatures qui se mettent à travers notre chemin. 

Heureusement que l’enseignant le plus important en dedans de moi, mon coeur, a fait ce qu’il a pu pour appeler mon attention et m’ aidé à m’éloigner de ce comportement horrible.  Le coeur m’a chuchoté d’une façon viscérale, me disant que c’était faux d’agir de cette manière. J’ai finalement arrête de me comporter de cette manière sadique sur les petites créatures. Mais l’effet du trauma a continué son chemin de façon plus subtile. La culpabilité et la honte en découlant sont restées, accompagnées d’un message profondément ancré que nous les humains avons le droit de tuer d’autres formes de vie quand elles sont sur notre chemin –que nous sommes supérieurs aux petites créatures. Le message était là, même sans être détecté et il a progressivement de‐spiritulaisé le monde naturel pour moi.

Cela m’a pris des années pour me libérer de ce système de croyance très subtile, ‐ le programme sans coeur exposé par mon père ce jour‐là, un programme continuellement renforcé par l’irrespect de notre culture moderne. Je ne saurai jamais s’il a entièrement disparu –c’est pourquoi j’ai besoin de mon chemin spirituel centré sur le coeur et honorant la terre. Il m’aide à être un meilleur humain, plus aimant, tolérant, et respectueux.

Récemment j’ia visité mon enseignant Cherokke, Ai Gvhdi Waya dans sa maison Casa del Tierra Madre. Je retourne occasionnellement la voir dans la région des roches rouges de Sedona pour me renouveler et me reconnecter à elle. Avant de repartir nous sommes allés en ville et avons mangé ensemble dans un restaurant appelé Judy’. Nous étions assis sur la terrasse ensoleillée et discutions de visiter Bell Rock après le repas. Pendant cette conversation elle m’a posé des questions sur le livre que je suis entrain d’écrire. Elle voulait savoir quel était le coeur de son message. J’ai répondu que ça avait quelque chose à voir avec guérir notre irrespect pour Mère Terre et ses effets ‐ et comme je parlais ses paroles se sont jointes aux miennes en unisson « ce qui a causé une perte d’âme massive de notre planète »

La perte d’âme est un terme intéressant. Parmi les anciennes traditions et traditions de sagesse et guérisons populaires des Amériques, des guérisseurs connus comme chamanes, des femmes médecine et hommes médecine en Amérique du Nord, ou curandera et curandero d’Amérique du Sud ou Centrale, ils parlent des effets de traumatismes tel que celui que j’ai vécu comme « perte d’âme ». Ceci est un terme qui signifie « de‐spiritualisé » et se réfère à des parts de vous ou des potentiels qui sont simplement hors circuit et pas disponibles pour vous après un événement traumatisant. Il n’ a rien de particulièrement ésotérique à cette conception. Quelque chose qui vous appartenait, qui vous était disponible, a maintenant disparu de votre existence. Si nous utilisions le langage de la psychologie moderne, nous utiliserions des mots tels que répression, dissociation, projection qui suggèrent tous une perte ou un abandon de vos pouvoirs humains naturels. De nombreuses conditions, qu’elles soient des maladies physiques ou des problèmes émotionnels, sont considérées comme étant la cause d’une perte d’âme ou de potentiels qui devraient vous appartenir, dans mon cas, le traumatisme associé aux serpents a conduit à une perte de ma capacité de voir et de sentir le sacré et l’enchantement de toute vie, et de la traiter avec respect. Ce qui l’a remplacé était un deuil et de la rage –des émotions puissantes qui malheureusement ont rempli le vide laissé par la perte de parties de moi..

Copyright : C. Michael Smith Ph.D. ShamanicAR@aol.com (269) 687-9364 (C) Copyright 2009

Traduction Eva Morales

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Système de navigation du coeur (NGS)

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Système de navigation du coeur (NGS)

L’AURA INTERIEURE TROUVER LE SYSTEME DE NAVIGATION DU COEUR (NGS)

C. Michael Smith, Ph.D. 2009 ©

Le système de navigation intérieure [NGS] est une structure de base du coeur humain. Il fonctionne comme un instrument d'orientation, comme une boussole, son aiguille indiquant la bonne ou la mauvaise direction.

Le NGS indique soit la direction que vous devez prendre, soit la direction que vous devez abandonner, dans vos choix et actions. Il opère implicitement dans ce qui vous attire, et ce qui vous repousse, et est notre sens basique du juste ou du faux organismique.

Pour vivre à partir du coeur, vous devez mettre au diapason cette boussole organismique.

Pour le trouver portez votre attention au sens corporel subtil, et nous allons vous montrer comment le percevoir ci-dessous.

Dans cette pratique, vous allez trouver une aura interne de la sensation (sens corporel) de sorte que vous pouvez la trouver et l'utiliser lorsque vous en avez besoin, en vous portant sur la zone au milieu de votre corps, de l'abdomen et des zones coeur.

Vous aurez besoin d'un espace tranquille, d’un journal et d’un stylo.

1. Fermez les yeux et laissez-vous imaginer ou porter à l'esprit quelqu'un à qui vous tenez vraiment et avec qui vous êtes bien.

2. Une fois que vous l’avez clairement à l'esprit, notez les tons de sensations au milieu de votre corps. Demandez-vous, où est-ce que je porte les sensations de tout ce qui concerne cette personne dans mon corps. Remarquez comment vous portez les sensations de tout ce qui concerne cette personne, le son de sa voix, sa manière de se déplacer, l'expressivité unique et individuelle de son visage, ses diverses qualités intérieures personnelles que vous appréciez, et ses particularités. Vous pouvez remarquer une agitation des sensations n’importe où dans votre corps, pas seulement dans le milieu, mais c’est un bon endroit d’y porter votre attention pour commencer.

3. Notez la qualité de la sensation de tout cela. Il n'ya pas de mots pour cette sensation, pour ces nuances de sensations, juste les apercevoir, les percevoir avec précision à l’aide du sens corporel. Prenez un peu de temps juste pour être avec cette sensation, et la maintenir constante.

4. Prenez autant de temps qu’il vous faut pour être clair sur le sens de cette personne dans son ensemble, mais sans paroles. Puis, en gardant une prise sur le sens corporel de cette personne demandez des mots à venir qui correspondent précisément à ce sens. Dites-les à haute voix ou écrivez-les dans votre journal intim$-. Exemple d’une inscription dans un journal: Tante Inez : je me sens une énergie à faible combustion, un adoucissement de la poitrine, les pièces de l'intérieur se sentent comme des petits pains et de la bière, une agitation ... mon visage a un grand sourire maintenant.

5. Maintenant, en gardant les yeux fermés, laissez partir cette personne et amenez à l'esprit quelqu'un avec qui il est difficile d'être, quelqu'un avec qui vous n’êtes pas confortables. Peutêtre que cette personne vous dérange, ou vous critique péniblement, ou peut-être vous n'êtes pas clair pourquoi vous ne voulez pas être près d'elle, mais vous avez juste un sentiment persistant que vous ne voulez pas être autour d'elle.

6. Une fois que vous avez cette personne clairement à l'esprit, notez les nuances de sensations dans votre corps qui l’accompagnent .... (Quoi que ce soit). Encore une fois, notez comment vous portez la sensation de tout ce qui concerne cette personne (le son de sa voix, sa manière de se déplacer, l'expressivité unique et individuelle de son visage, ses diverses qualités personnelles avec lesquelles vous n’êtes pas à l’aise ou n’aimez pas).

7. Notez la qualité de l'impression de tout cela. Il n'ya pas encore de mots pour cette concrétude, pour ces nuances de sesations, laissez-vous juste percevoir ... sans paroles. Prenez un peu de temps juste pour être avec ce sentiment, et maintenez le constant jusqu’à vous familiariser davantage avec sa présence (mais sans paroles).

8. Lorsque vous vous sentez prêt, décrivez cette sensation en mots concrets ou en images ... Si vous avez un journal, maintenez le sens corporel de cette personne pendant que vous demandez quelques mots à venir qui correspondent à cette sensation. Prenez autant de temps qu’il vous faut pour les mots à venir. Exemple d’inscription dans un journal : Jack : Mon estomac a des soubresauts nerveux, spastiques, une pression intérieure, entretoisement, les bras se crispent, la poitrine se resserre, se tord ..., est comprimée, rétrécit ...

9. Maintenant, donnez-vous du temps pour aller et venir entre le sens des deux personnes, en remarquant avec soin la différence que vous ressentez dans votre organisme, votre corps, entre les deux personnes que vous avez choisi de rappeler. Puis écrivez dans votre journal ou dites à haute voix quelques mots qui véhiculent la façon dont le corps porte les nuances de sensations de la personne attentive et aimante que vous aimeriez avoir auprès de vous, suivi de quelques mots qui expriment les significations implicites des nuances de sensations de la personne de laquelle vous aimeriez vous éloigner.

Exemple d’inscription dans un journal: Les significations implicites que je porte dans mon corps de la tante Inez: un sentiment de sécurité, ... de valeur, un sens de la permission d'être moi ... non ... non pas exactement, ... c'était plus un sentiment qu'il est bon de être moi. Ahh! C'est ça. Une chaude lueur dans mon diaphragme qui semble dire: «Je suis tellement content que tu êtes ici."

Exemple d’inscription dans un journal : La sensation de tout ce qui concerne Jack est très différente ... .. d'autres types de mots viennent et des significations implicites viennent à propos de Jack: comme envahissant ...., intrusion, défensif, tirant en arrière .... Ahhhh, c'est ça! Je me plie .... et me crispe en arrière en sa présence, il semble intrusif, envahissant .... il viole les frontières.

Commentaires sur cette pratique

Si vous avez été capables de faire cette pratique avec success, vous avez maintenant une connaissance vitale d’une des performances majeures nécessaire pour vivre à partir du Coeur. Voyez dans mes quatre Actes de Pouvoir comment appliquer ceci dans n’importe quelle situation de la vie, quelle que soit son importance, petite ou grande. Cela ne prend pas beaucoup de temps pour déveloper vos performances à utiliser le NGS et pour la plupart des gens cela vient assez rapidement. Il est essentiel d’obtenir une guidance vitale dans n’importe quelle situation de la vie, qu’elle soit ordinaire ou majeure est sans importance. Il y a une distinction supplémentaire que nous pouvons faire entre un sens corporel et une nuance de sensation. Nous n’aimerions pas porter à confusion ici, et cette distinction devient plus claire avec de la pratique, mais permettez nous de la mentionner ici. Le NGS opère dans les deux sortes de sensations. La sagesse de guidance popre au coeur nous parle de façon corporelle, par des nuances de sensations subtiles, ou par un sens corporel au début peu clair, il peut nous donner un sens du juste ou du faux organique de quelque chose. Comme nuance de sensation nous pouvons noter un aura empreinté d’une nuance de sensation autour de quelqu’un ou quelque chose. Il s’agit d’une sorte de réponse ressentie viscéralement par rapport à n’importe quelle chose vers laquelle nous nous sentons attirés ou de laquelle nous nous sentons repoussés. C’est instinctif. Quand nous devenons conscients des nuances de sensations elles font toujours sens, nous savons pourquoi nous nous sentons ainsi. Par exemple, je sens que le milieu de mon corps se resserre quand je suis abordé par un vendeur de voitures. Ce resserrement fait sens parce que je ne fais pas confiance en son sourire et à sa flatterie. Tout ceci est bien clair pour moi. En contre-partie, un sens corporel n’est pas clair au début. J’ai une sensation étrange d’erreur mais je ne sais pas pourquoi, jusqu’à ce que je questionne intérieurement et l’invite à s’ouvrir. Une fois qu’il s’ouvre, il peut me montrer pourquoi il se sent ainsi. Par exemple, je fais un interview d’une personne pour un travail. Tout à l’air bien et sonne bien. Cependant, quelque chose n’est pas bien ressenti. Je me sens énervé et je me decide d’aller à l’intérieur de cette sensation d’énervement. Quand il change et s’ouvre à moi, la sensation vient que, ah, elle me rappelled Jane qui était arrogante et qui créait des tas de drames avec le personnel. A partir de ce point je peux prendre mon temps et investiguer dans le passé de Jane, si cela s’avère juste.

Copyright : C. Michael Smith Ph.D. (C) Copyright 2009

Traduction Nicolas Berland

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Les 4 actes de pouvoir

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Les 4 actes de pouvoir

Pour transformer votre vie

C. Michael Smith, Ph.D. 2009 ©

Mikkal (C. Michael Smith, PhD) a crée les Quatre Actes de Pouvoir pour vous aider à vous connecter au Grand Esprit et à accroître votre pouvoir spirituel. Chaque créature à un certain degré de pouvoir. Plus il est centré et plus il est équilibré, plus il a de pouvoir. Le pouvoir spirituel, c’est le pouvoir de vivre réellement et créativement, et d’être au service des autres. Cela entraîne de la joie, un but et une profonde satisfaction. Il commence en parlant de la conception chamanique du pouvoir et de la vie centrée sur le cœur et la vie spirituelle honorant la terre. Ensuite il vous enseigne comment écouter l’Esprit à travers votre cœur, et comment créer et transformer votre vie avec les Quatre Actes de Pouvoir.

La Toile chamanique du Pouvoir

Les chamanes reconnaissent qu’il y a une “toile de pouvoir” qui anime le cosmos. Les chamanes des Amériques considèrent que ce pouvoir est à l’intérieur et autour de nous. Le Grand Esprit est parfois appelé la “Grande Force de Vie” (Jatun). Black Elck, le saint homme Lakota disait “le Grand Esprit vit dans le cœur de chaque créature, même la plus petite fourmi”.

Plutôt que la conception de l’Esprit Divin étant distant, en-dessus, nous contemplant d’en haut, la vision indigène chamanique est que chaque chose est faite du Grand Esprit et est manifestation de sa créativité. Il n’existe pas de façon rationnelle de comprendre ceci mais on peut le comprendre de façon expérimentale.

C’est comme la Trinité, il y a plusieurs formes et cependant, profondément à l’intérieur de chaque forme se trouve l’unité du Grand Esprit. Le Grand Esprit se divise en chaque chose : les étoiles et les planètes, les rochers et les eaux, les dieux et les esprits, les arbres et les insectes, le vent et le feu et tous les éléments, vous et moi. Toutes les créatures acceptent que les humains vivent naturellement et en équilibre avec les nombreux pouvoirs dans le monde. Mais les humains sont devenu trop intellectuels et ont oublié comment être en équilibre. En oubliant cela, ils ont perdu du pouvoir.

La bonne nouvelle est que parce que le Grand Esprit réside dans le cœur de chacun de nous, nous pouvons nous y reconnecter à travers le cœur, à travers le centre de notre cercle sacré de vie, et apprendre à nouveau comment être en équilibre et en parfaite relation avec les choses. Le chemin rouge des indigènes d’Amérique est un des chemins qui nous permet de restaurer le centre sacré et qui nous aide à marcher le chemin centré sur le cœur et honorant la terre.

Aujourd’hui j’aimerais partager un peu comment aller au centre du cercle sacré et écouter le cœur et vivre d’une façon centrée sur le cœur. Le centre du cercle sacré est connu comme la 7ème direction, il vous représente, vous, et le cœur, le centre de l’âme d’où le Grand Esprit vous parle. Si vous apprenez à écouter et honorer sa voix, votre vie va se transformer et vous serez en mesure de trouver votre vrai but ou sens de la vie et à être au service d’autrui. Ceci entraîne une véritable satisfaction et joie et bénit autrui. La relation réelle au Grand Esprit à travers le cœur entraîne le pouvoir spirituel. Le pouvoir Spirituel c’est d’utiliser l’inspiration et la guidance du Grand Esprit à travers “le savoir silencieux” (la sensation incorporée / sens corporel), à travers l’intuition, à travers la vision (imagination), en faisant de la pensée un serviteur du cœur et à travers des cérémonies sacrées. Il y a Quatre Actes de Pouvoir qui vous aideront à accroître le pouvoir spirituel. Chacun est un acte de pouvoir et chacun accroît le pouvoir spirituel: le pouvoir de vivre véritablement, créer et être au service alors que nous marchons en équilibre sur notre mère la terre.

De ce point de vue indigène d’Amérique, le Grand Esprit ou la Grande Force de Vie vous parle dans et à travers votre cœur incorporé, qui est d’abord ressenti physiquement dans la poitrine ou au milieu du corps – où il parle d’une façon concrète qui est ressentie tout d’abord comme une pure sensation. Ceci n’est pas le sens corporel selon Gendlin mais ce que le sens corporel trouve et auquel il s’ajuste. Cependant, tel qu’un sens corporel, il peut être vague au début mais il cherche incessamment à diriger vos pas et si vous l’écoutez et y êtes attentifs, il vous fera atteindre une claire vision ou direction.

Tel un système de guidance naturelle (NSG en anglais) ou une boussole, nous pouvons sentir comme il nous fait approcher vers.... ou nous éloigner de...choses,-- nous aidant à trouver et à rester sur le tracé ou rail de la bonne direction. Il (le ressenti) nous donne le sens organique du vrai ou du faux de quelque chose.

Vivre en accord avec ce système de navigation (NGS) est à la racine du chemin chamanique. C’est une façon de suivre le “tao” du cœur, ou la béatitude dont parle Joseph Campbell, mais dont il ne dit pas le “comment”. Il parle tout le temps mais nous ne l’écoutons pas toujours. Les quatre actes de pouvoir sont destinés à vous aider à trouver cette voix guidante intérieure, de l’écouter, et de suivre rigoureusement sa direction et son inspiration. Un recouvrement d’âme est particulièrement solide et durable chez un individu qui en quelque sorte vit à partir du cœur – se reconnecter au cœur ou noyau de cette manière signifie se reconnecter à son “Soi originel” et dès lors il s’agit du travail de recouvrement d’âme à son niveau le plus fondamental.

Le premier Acte de Pouvoir consiste à Ecouter son Cœur.

Ceci implique une méthode intelligente qui consiste à trouver et écouter la voix de l’Esprit qui vous parle à travers votre cœur.

Aménager un espace protégé et sûr pour aller à l’intérieur et écouter, consulter le cœur, voir de quoi il s’agit, ce qu’il vous demande à ce moment-là. Ceci requiert de porter votre attention vers le bas, en-dessous de la pensée, afin de sentir intérieurement vers le milieu du corps, là où se trouve physiquement votre cœur ou centre, sentir somatiquement et être à l’écoute d’une inspiration, un bout de guidance intuitive, une ébauche d’aperçu et d’imagination de quelque chose.

Le Deuxième Acte de Pouvoir consiste à honorer cette voix en la considérant et en explorant de façon imaginaire comment l’exprimer dans le monde, comment la faire sortir.

Une fois qu’une chose se présente, vous l’honorez en l’explorant plus en avant avec le cœur et la pensée. Explorez la dans “l’espace de l’imagination”, en cherchant des possibilités et des variations qui vous aideront à la manifester, ou à l’exprimer ou à la créer.  C’est un Acte de Pouvoir de l’honorer de cette façon, en cherchant comment vous pouvez l’exprimer ou la manifester dans la vie. Une fois que vous “voyez” que c’est cela qui est vraiment voulu ou nécessaire et une fois que vous pouvez voir comment ça se présente in imagination (aspect yin) vous pouvez alors vous décider de l’honorer en le réalisant dans la réalité 3D, ou concrètement dans votre vie intérieure (aspect yang).

Le Troisième Acte de Pouvoir est le processus concret et réel de mise en pratique ou de manifestation dans le monde.

Maintenant que vous avez choisi d’exprimer l’invitation du cœur, vous utilisez la pensée pour réellement esquisser et choisir le meilleur plan, les démarches prioritaires – par ordre de priorité – vers sa réalisation et d’en trouver les ressources nécessaires. Vous allez identifier des obstacles potentiels et développer des stratégies pour les déjouer.

Avec certains projets, ceci impliquera un véritable “schéma directeur” ou “aperçu” (représentant précisément l’aspect yin). Une fois que le “schéma directeur” ou “aperçu” et le plan sont en place, vous le renforcez avec l’intention et vous procédez à le promulguer par étapes, jusqu’à ce qu’il soit accompli, manifesté extérieurement dans le monde (aspect yang). Pendant toute cette procédure vous vérifiez avec le cœur/NGS pour vous assurer que vous êtes sur la bonne voie et pour voir s’il faut autre chose (par exemple une modification) qui peut être ressenti comme “exactitude/inexactitude” organismique.

Cette vérification intérieure en direction du cœur de façon répétée “protège” ce que vous êtes entrain d’accoucher et fait surgir le Quatrième Acte de Pouvoir.

Le Quatrième Acte de Pouvoir est la protection et il doit être présent lors de tous les 3 Actes de Pouvoir, afin que la nouvelle vision et le travail aient une chance à s’enraciner, à prendre vie et à s’établir dans le monde.

Tout le long du processus, surgit un autre Acte de Pouvoir, que je nomme “le Quatrième” bien qu’il se manifeste simultanément avec ou aux côtés des trois autres. Vous protégez en donnant plus de place au cœur (faire de la place pour écouter) et en honorant, considérant, explorant et finalement en prenant une décision par rapport à l’inspiration ou l’invitation. Vous devez vérifier le projet ou la chose que vous manifestez continuellement, à chaque pas le long du chemin, sur le sentiment du cœur qu’il évoque. Vous ne devez pas laisser influencer prématurément ce que votre cœur désire par les critiques des autres ou leurs idées bien intentionnées et vous devez protéger contre votre propre critique intérieure qui dira “tu ne peux pas” ou “tu n’est pas prêt/e” ou qui silencieusement sème des graines de doutes, etc. Si vous ne le protégez pas, le nouveau “....” (quoi que ce soit) ne verra peut-être jamais le jour ou ne sera jamais fermement établi.

Considérez la façon du peintre de couvrir le canevas jusqu’à ce que l’œuvre soit terminée ou la façon du potier de protéger l’argile avec un tissu à fromage afin d’éviter qu’elle ne sèche prématurément. Chaque organisme, chaque cellule a des limites protectrices qui soutiennent la vie à l’intérieur et nous en avons besoin pour protéger le cœur et ses buts.

Si vous vivez votre vie en pratiquant ces actes de pouvoir, dans les petites et les grandes choses, dans votre cheminement journalier et dans des chapitres entiers de votre vie, alors vous transformez votre vie en joie, en intégrité, et en laissant un merveilleux héritage.

Si vous vous abandonnez à cette façon de vivre, alors vous avez pratiqué le Cinquième Acte de Pouvoir et votre vie se transformera entièrement. Le Cinquième Acte de Pouvoir sera le sujet d’une suite mais je tenais à le mentionner ici.

Copyright : C. Michael Smith Ph.D. (aka MIKKAL) ShamanicAR@aol.com (269) 687-9364 (C) Copyright 2009

Traduction Eva Morales

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Comment vous haïr vous-même et perdre votre âme

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Comment vous haïr vous-même et perdre votre âme

Voici un « check‐list » pour les apprentis conseillers chamaniques afin de les aider dans leur travail intérieur, particulièrement dans l’auto‐évaluation : Utilisez cela comme « check‐list » de vos mauvaises habitudes, afin de déterminer avec précision dans quels domaines de croissance et de guérison vous avez besoin de travailler, ceci étant une partie du travail du guérisseur blessé. Etre initié dans le travail de guérison chamanique implique d’utiliser quelques bonnes pratiques pour faire votre travail de guérisseur blessé. C’est l’auto‐guérison du ou de la chamane qui deviendra sa bibliothèque pour savoir comment aider les autres à guérir. Trouvez vos points faibles et travaillez‐y, débarrassez‐vous de toute chose qui vous empêche de créer et vivre la vie que vous désirez vraiment. C’est alors que vous serez capables d’aider les autres à faire de même. Ce que vous ne pouvez pas faire pour vousmêmes, vous ne serez pas capables d’aider les autres à y faire face et y travailler. La liste est basée sur des principes de sagesse de guérison chamanique.

COMMENT VOUS HAIR VOUS‐MEME et perdre votre âme

C. Michael Smith, Ph.D. 2009 ©

1. N’écoutez jamais votre coeur de façon régulière.

2. Ne prenez pas votre coeur au sérieux. N’utilisez pas les 4 actes de pouvoir quotidiennement !

3. Si vous écoutez votre coeur, trouvez une façon de le déshonorer.

4. Ne suivez pas ce que le coeur/GPS (boussole) veut.

5. Ne protégez pas vos rêves, souhaits ou désirs plus profonds. Trouvez une façon de les critiquer ou exposez‐les prématurément aux critiques des autres.

6. Ne réalisez pas ce que vous voulez vraiment ou ce à quoi vous rêvez.

7. Evitez d’exposer votre propre point de vue. Dites‐vous que votre voix n’est pas importante. Evitez d’importuner quelqu’un avec vos vrais sentiments.

8. Ayez peur de ce que les autres pensent de vous ou de ce que vous allez faire.

9. Soyez toujours pragmatiques et dans la sécurité – ne prenez pas de risque.

10. Ne faites pas entièrement confiance à votre intuition.

11. Projetez ce que vous voulez vraiment sur les autres.

12. Reprochez aux autres de ne pas avoir ce que vous voulez vraiment.

13. Ne prenez pas la responsabilité complète de créer la vie que vous voulez vraiment.

14. Dites‐vous quelle pauvre victime vous êtes et comment vous ne pouvez pas changer les choses et vivre la vie que vous voulez vraiment.

15. Maîtrisez l’état de victime – dites aux autres quelle grande victime vous êtes, comme vous êtes démunis, plaignez‐vous, trouvez d’autres victimes avec lesquelles sympathiser.

16. Ne prenez pas votre place, n’ayez pas de limites solides.

17. Distrayez‐vous au lieu de créer la vie que vous voulez, avec la TV, la nourriture, la musique ou en faisant la lessive.

18. Quand vous êtes effrayés ou que vous avez peur de quelque chose, arrêtez‐vous, ne soyez pas courageux et ne prenez pas de risque.

19. N’utilisez pas vos pratiques spirituelles jour après jour pour transformer votre vie ou guérir. Vous pouvez lire à leur sujet ou en apprendre des nouvelles mais ne pas les utiliser pour vraiment guérir, grandir ou créer.

20. Ne vous encouragez pas ou ne vous appuyez pas sur vous‐mêmes pour faire ce que vous aimez ou désirez vraiment.

21. N’allez jamais à une quête de vision pour clarifier qui vous êtes véritablement, savoir quel est votre but ou pour chercher des façons d’être au service des autres.

22. Soyez sûrs de copier les autres gens, veuillez ce qu’ils veulent, pensez ce qu’ils pensent, achetez ce qu’ils achètent, réprimez votre unique individualité.

23. Quand d’autres personnes vous disent ce que vous pourriez ou devriez faire, ne vérifiez pas avec votre coeur si vous le sentez bien.

24. Ne vivez pas dans votre courant et ne faites pas confiance en la synchronicité.

25. Passez beaucoup de temps avec les souvenirs, avec le passé en souhaitant que les choses soient différentes, en reprochant aux autres ce qui vous est arrivé. Evitez de vivre l’instant présent.

26. Cherchez l’acceptation et l’amour par les autres au lieu de vous accepter et vous aimer vous‐mêmes.

27. Ne regardez pas à l’intérieur de vous pour voir la vérité.

28. Soyez envieux et nécessiteux, en voulant toujours ce que vous n’avez pas.

29. Evitez à toux prix le rejet et le criticisme.

30. Ne mettez pas des limites claires et fermes. Laissez les autres vous blesser et soyez sûrs de le prendre personnellement.

31. Ne vous exprimez pas ni ne vous affirmez. Essayez toujours de garder la paix.

Copyright : C. Michael Smith Ph.D. ShamanicAR@aol.com (269) 687-9364 (C) Copyright 2009

Publié dans Guérisseur blessé

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